- L'Atome -
Compagnie Enascor

La compagnie

La Compagnie Enascor est née de la rencontre d'artistes autour de l'écriture de Julien Avril.

Elle propose tout au long de ses créations, qu'elles soient destinées à la jeunesse ou à un public adulte, un questionnement sur notre rapport au monde, au temps et à l'autre.

Même si elle aborde à travers ses spectacle des problématiques voisines (être ensemble, être libre, s'engager, grandir...) elle interroge à chaque fois l'écriture du théâtre, littéraire ou scénique, ne précédant jamais la forme au sens, travaillant à partir de matériaux différents : improvisations, poésie, contes, documents... repartant toujours du début.

Seule la présence musicale est une constante, comme le souffle du sensible dans les voiles des mots qui naviguent entre nos pensées, nos rires, nos idées et nos tremblements. ''Enascor'' est un terme horticole latin qui signifie pour une plante naître, pousser, grandir.

Campagne de financement participatif

La Compagnie Enascor organise une campagne de financement participatif sur PROARTI pour la création de son prochain spectacle
-L'Atome-. Cette collecte va nous aider à financer notre résidence aux Studios Virecourt et à élaborer une scénographie à la hauteur de ce sujet explosif !

Alors si vous voulez tenter l'aventure à bord de notre « cyclotron théâtral » à la rencontre de Marie Curie, Niels Bohr, Robert Oppenheimer et les autres, rejoignez la masse critique et aidez-nous à provoquer la réaction en chaîne !




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L'atome

– L'Atome – est né de la volonté d'élaborer une forme de Théâtre Documentaire. Projeter sur un espace scénique des fragments de réalité, les acteurs et les spectateurs s'adonnant à une expérience commune, celle du frottement de l'actuel et de l'espace théâtral, pour voir ce que cette expérience peut nous apprendre du monde, de l'art et de nous-mêmes. La radioactivité s'est vite imposée comme étant la matière la plus intéressante à traiter pour faire l'expérience du Théâtre Documentaire. On dit des éléments radioactifs qu'ils ont la propriété d'être ''instables'' tout comme peut l'être le plateau quand il vient questionner nos vies. La radioactivité, ce sont des paradoxes, des controverses et des luttes entre les hommes. C'est cette multiple instabilité, physique, historique, politique et philosophique qui rend ce sujet hautement théâtral. Et de même que la fission de l'atome d'uranium 235 libère une grande quantité d'énergie, le projet du Théâtre n'est-il pas de rassembler et diviser les hommes, leur montrer leurs accords et leurs divergences en libérant leur conscience et en élevant leur esprit au cours de la représentation ?

– L'Atome – est une œuvre composite, construite à l'aide de documents : témoignages, archives, publications, ouvrages, textes officiels, brochures, films, photographies, statistiques... Ce matériau documentaire, dans un premier temps, a été rassemblé de manière brute puis, ''raffiné'', traité ''poétiquement'', c'est à dire élaboré pour être transposé au plateau, que cela soit en scène, en montage, en récit, en énumération, en chanson etc... pour être enfin organisé dans une dramaturgie qui soit à la fois au service de la mise en lumière des paradoxes liés à la question du nucléaire, mais aussi d'une volonté de rendre la communauté des hommes sensible et active vis à vis de ces paradoxes. Au delà de la présence des acteurs et du texte, il est envisagé de confronter le public à certains documents photographiques, sonores et filmés, présentés de manière brute ou élaborés par un regard esthétique. La radioactivité est silencieuse. Seul le grincement du compteur Geiger lui prête une voix. C'est pourquoi il est envisagé une présence musicale électronique pour faire exister sensiblement ce qui reste invisible.

Ce projet bénéficie de l'aide au montage du Centre National du Théâtre

Note d'intention

Amener la question du nucléaire sur un plateau de théâtre, c'est avant tout faire se rencontrer les contraires : l'infiniment grand des étoiles d'où naissent l'infiniment petit des particules élémentaires ; l'émerveillement face au progrès de la science, l'avancée de la civilisation et la stupeur quand ce progrès amène le massacre et laisse entrevoir la fin de cette civilisation ; l'instantané de la réaction en chaîne et la durée de vie quasi éternelle de certains déchets radioactifs ; la nécessité du secret d’État et la transparence du débat démocratique. Pour donner vie à cette hydre de paradoxes, il n'est qu'un espace possible, celui du lieu d'imagination, de recherche et d'expérience : le laboratoire. Laboratoire du scientifique qui perce le mystère de l'atome ; laboratoire du Théâtre où les auteurs, les metteurs en scène et les acteurs percent le mystère de l'Homme. Ici se représente le groupe d'artistes qui cherche à comprendre, plongeant, creusant, fouillant dans le dédale de nos origines et de notre futur, en donnant la parole aux chiffres, aux images, aux vivants, aux morts et à l'Histoire. D'autres espaces s'inviteront par évocation, par effraction, par métonymie, sans jamais chercher à quitter la conscience du Théâtre : l'atelier des Curie, le village de Los Alamos, le bombardier Enola Gay, l’atoll des Bikini, la zone de Tchernobyl, le village de Plogoff, la province de Fukushima... Le projet scénographique s'articule entre la présence de la matière documentaire (ouvrages, journaux, dossiers, graphiques, photographies, films...) et d'éléments praticables (cubes, plate-formes, armoires, cartons, bancs, micros sur pied, rideaux...) le tout pouvant être déplacé, modulé, relié ou éclaté sur toute la surface du plateau, servant d'espace de jeu pour les acteurs, mais aussi de rangement ou de support à des projections vidéo, autrement dit servant à faire apparaître ou disparaître cette matière documentaire ; permettant un travail sur l'intérieur et l'extérieur, le montré et le caché, le connu et l'ignoré, le visible et l'invisible, l'intime et le politique.

Un espace que l'on peut briser, fractionner, et qui renvoie directement à la juxtaposition des points de vue, aux paradoxes qu'offrent nos matériaux : le document, l'atome, le Théâtre. La parole est distribuée en quatre voix. Tantôt solistes, tantôt chorales, ces voix ont différents statuts au cours de la représentation. Elles permettent au metteur en scène de varier le traitement artistique qu'il fait du document, de l'information, du fait historique, afin d'aborder les problématiques qui en découlent de la façon la plus pertinente. Cette matière peut donc apparaître de manière plus ou moins brute ou élaborée selon le positionnement de l'acteur face aux mots et à l'auditoire. Il peut endosser le rôle de conférencier, de personnage fictif ou historique, ou tout simplement n'être que lui-même, témoin du travail dramaturgique du groupe ou donnant son avis personnel.
Il s'agit donc à la fois de prendre et donner la parole. Écrire à partir de et laisser le document s'exprimer, comme si le plateau, témoin de l'état du monde, pouvait parler et interagir avec l'acteur, témoin de la condition humaine. C'est par l'expérience de la confrontation de ces deux réalités, monde et scène, que le théâtre documentaire produit son effet : rassembler un flux dispersé d'informations, de connaissances, de réflexions, dans une dramaturgie de la mise en lumière, de la révélation, pour lutter contre l'aliénation, l'ignorance et l'indifférence. Rendre curieux et actif.




L'équipe

Julien Avril

Écriture, mise en scène et jeu

En 2005, il fonde la Compagnie Enascor avec laquelle il créé trois spectacles pour la jeunesse : Un Grenier en automne, Amuse-toi bien, demain... et Enfant de la Terre. Formé à l'école Claude Mathieu, il est aussi diplômé du Master Professionnel de Mise en scène et Dramaturgie à l'Université de Nanterre. En 2011, il met en scène Le Mariage Forcé de Molière au Théâtre des Artisans. Il assiste Roland Auzet à la mise en scène lors de la création de Mille Orphelins de Laurent Gaudé, de Tu tiens sur tous les fronts d'après Christophe Tarkos, Aucun homme n'est une île de Fabrice Melquiot et enfin pour la création de l'opéra Steve V, livret de Fabrice Melquiot, conception, mise en scène et musique de Roland Auzet, qui fut crée à La Renaissance en mars 2014. – L'Atome – est sa quatrième œuvre dramatique. Avec le soutien de La Chartreuse-CNES à Villeneuve-lès-Avignon, Julien Avril travaille actuellement à l'écriture de – A la Mélancolie – dans laquelle il explore les méandres de la paternité à l'ombre du Titan Cronos.

L'atome

Clémence Laboureau

Jeu

Après une formation littéraire en Lettres Modernes et en Littératures anglophones à l'Université (Sorbonne-Nouvelle Paris III, Jussieu- Diderot Paris VII et La Sorbonne Paris IV), Clémence suit une formation en art dramatique au CRR de Saint-Maur-des-fossés, au conservatoire du Centre à Paris puis au CEPIT de Noisiel à l'ENMDAD. Elle continue de se former régulièrement lors de stages et de trainings. Elle travaille actuellement sur Ogres de Yann Verburgh, mise en scène d'Eugn Jebeleanu - Compagnie Ogres, sur Colonies écrit et mis en scène par Nadège Cathelineau - Compagnie Aorte et prochainement sur Miettes d'après Ionesco, mis en scène par Laura Mariani - Compagnie Pièce montée. Elle collabore régulièrement et depuis de nombreuses années avec La Charmante Compagnie - Marie-Christine Mazzola et La Bande de Niaismans - Léonce Henri Nlend.

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Mathieu Ricard

Jeu

Après des années de pratique théâtrale à Nouméa en Nouvelle Calédonie , il entre à l’école Claude Mathieu où il est formé au masque avec Marcella Obregon, au clown avec Isabelle Brochard, à l’expressionisme Allemand avec Diana Ringel, à l’interprétation avec Claude Mathieu, Thérèse Barbey, Laurence Blasco … Il a ensuite collaboré avec la compagnie « les plaisirs chiffonnés » dans les mises en scène de Clémence Weil (l’opéra du dragon) ou de Marie Vaiana ( le songe d’une nuit d’été )et découvre auprès d’elle l’écriture contemporaine lors de la création de « l’homonyme », et du « petit texte sur la peur » (de Marie Vaiana). C’est tout naturellement qu’il s’intègre alors au travail de Julien Avril sur le spectacle « amuse-toi bien, demain … ». Il collabore aussi depuis 2006 avec la compagnie « le temps est incertain, mais on joue quand même » dirigée par Camille de la Guillonnière qui tourne chaque été dans les villages des pays de la Loire où il a joué dans « Après la pluie » de S. Belbel, « Tango » de S. Mrozek, « la Noce » de B. Brecht, « l’hôtel du Libre Echange » de G. Feydeau, « Cendrillon » de J. Pommerat et « mille francs de récompense » de Victor Hugo. Actuellement il découvre la danse contemporaine en suivant des formations à la ménagerie de verre (avec Nina Dipla et Volmir Cordeiro) ou à la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs où il danse en février 2016 dans une chorégraphie d’Olivier Dubois.

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Clémence Weill

Jeu

Formée comme comédienne à l'École Claude Mathieu, Clémence étudie en parallèle l’Histoire de l’Art à la Sorbonne. Elle a travaillé notamment avec Jean-Louis Hourdin, Matthias Langhoff, Emmanuel Demarcy Mota, Marie Vaiana, Didier Bailly, Jacques Hadjaje et dans de nombreux spectacles de rue. Depuis 2006, elle a adapté et mis en scène L’Opéra du Dragon de Heiner Muller, Mars d’après Fritz Zorn, La Ménagerie de verre de Tennessee Williams, Mesure pour mesure d’après Shakespeare, Une fable sans importance - ou l’importance d’être Oscar Wilde (co-écrit avec Charles Decroix, Phénix Scène Nationale de Valenciennes, Théâtre du Lierre). Musicienne de formation, elle a dirigé avec Jean-Claude Vannier L’Histoire de Melody Nelson et L’Enfant assassin des mouches à la Cité de la musique en 2009. Elle a notamment écrit : Les Petites Filles par A+B en collaboration avec la Cie Rêvages, spectacle créé au Grand Bleu de Lille en mars 2015 ; Plus ou moins l’infini ; A force d’appeler ça ma vie (création en 2015) ; Morning Personne – fresque historico-familiale d’après Calderon de Pasolini ; T.R.A.U.M.E. (créé en Alsace au printemps 2014 par le Stoken Teartet’ ) ; Pierre. Ciseaux. Papier., texte lauréat de la Journée de Lyon des Auteurs et du Centre National du Théâtre, il a reçu le Grand Prix de Littérature Dramatique 2014. Clémence a cofondé à l’été 2014 le club d’auteurs ACMÉ (Appuyés Contre un Mur qui s’Écroule) avec Aurianne Abécassis, Marc-Antoine Cyr, Solenn Denis et Jérémie Fabre.

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Olivier Pasquet

Création Musicale

Compositeur, producteur et artiste visuel, son travail s’élabore autour de la synesthésie et de l’écriture de compositions sonores ou visuelles. Ses pièces génératives, minimalistes et maximalistes, s’inscrivent dans un univers théorie-fiction rationaliste. Sa composition est à la fois sonore, visuelle et matérielle. Il collabore, principalement à l’Ircam pendant quinze années, avec de nombreux artistes d’horizons divers : danse, opéra, théâtre musical et contemporain. Mais ses travaux se matérialisent surtout sous la forme d’installations plastiques et d'œuvres de musique purement électronique jouées, parfois dansées, aussi bien dans des salles de concert que dans des galeries ou des clubs.

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Sébastien Husson

Création Lumières

Parallèlement à des études de philosophie à la Sorbonne, il intègre la classe d'art dramatique du conservatoire du IXe arrondissement de Paris en 2001. Actuellement, il partage son temps entre les métiers de comédien et régisseur, qu'il exerce en travaillant avec diverses compagnies ou dans des théâtres. Il enseigne également le théâtre, écrit des scénarios pour le web et s'essaye à la création lumières de temps en temps.

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Boris Van Overtveldt

Scénographie

Après des études d'histoire de l'Art à Paris X Nanterre, Boris Van Overtveldt s'est consacré pleinement au spectacle vivant, notamment la lumière. Il a dirigé la Compagnie La Skena puis le Théâtre des Artisans. Depuis une dizaine d'années, il est concepteur lumière pour des compagnies parallèlement à ses fonctions de Régisseur Général dans plusieurs lieux comme le Théâtre Darius Milhaud, Théâtre des Artisans, Théâtre de Belleville ou encore Théâtre Ouvert. Il collabore avec la compagnie des Treizièmes, Nova ou encore Le Chant des Rives.

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Julien Leonelli

Jeu

Formé à l’Ecole Claude Mathieu, il participe aux Rencontres Internationales de Théâtre en Corse dirigées par Robin Renucci et au stage ''De la tragédie au clown'' avec Julien Cottereau et Erwan Daouphars. Il collabore avec le Théâtre du Fracas (Les Errants, de Côme de Bellescize). Il joue Références to Salvador Dali make me hot de José Rivera, mise en scène de Martial Di Fonzo Bo ; Faust de Goethe, mise en scène de Richard Leteurtre ; La Mégère Apprivoisée de Shakespeare, mise en scène de René Jauneau ; L’Illusion Comique de Corneille, Andromaque de Racine, Trois sœurs de Tchékhov et Le Misanthrope de Molière mis en scène de. Serge Lipszyc ; Platonov de Tchékhov, mise en scène de Franck Berthier ; Tu as bien fait de venir Paul de Calaferte, mise en scène de Didier Moine ; enfin Deux sur la Balançoire de William Gibson, mise en scène de. Grégory Benoit. Il rejoint la compagnie Théâtre du Champ Exquis en 2012 pour Le Monde e(s)t moi, création de Véronique Piantino au Préau de Vire. Il fait partie de l’équipe du Théâtre du Nécessaire depuis sa création et travaille actuellement au sein de la troupe du Centre Dramatique des Tréteaux de France sous la direction de Robin Renucci.

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Virginie Mopin

Collaboration artistique

Après une formation en art dramatique au Studio Muller et à l'Académie des Arts de Minsk en Biélorussie, Virginie Mopin débute sur les scènes du Havre et de Rouen avec Combat de nègres et de chiens de Koltès mis en scène par Joël Pagier puis Des travaux et des jours de Vinaver sous la direction de Garance Legrou. Avec le metteur en scène allemand Gunther Leschnik, elle joue Titus Andronicus de Shakespeare à Montreuil et au CDN de Clermont-Ferrand. Puis elle joue Feydeau, Mirbeau, Marivaux, Molière au sein de plusieurs compagnies. Curieuse du travail sur le mouvement, elle explore cette discipline en participant à des stages de biomécanique, de danse Butô, de clown, et d'écriture chorégraphique improvisée. La transmission fait également partie prenante de son activité: elle dirige des trainings pour acteurs et enseigne depuis 2006 la pratique du théâtre dans plusieurs structures amateurs au sein desquelles elle met en scène ses premiers spectacles (Tchékhov, Pinter, Williams, Matéi Visnièc, Hanokh Levin). En 2011, elle intègre la section mise en scène de l'INSAS à Bruxelles. Elle met en scène un monologue écrit par Louise Emö, Occupation , joué au théâtre de Poche dans le cadre du Furious festival et collabore en tant qu'assistante à la mise en scène à la création du spectacle Roubignoles d'Anne-Laure Lamarque et d'Emilie Maquest du collectif Mariedl.

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Amélie Géhin

Création Lumières et Vidéo

Initialement comédienne, elle suit une formation en interprétation dramatique au conservatoire de Montpellier. Elle s’installe par la suite à Bruxelles pour intégrer une formation en mise en scène à l’Insas et se spécialise dans la création lumière au théâtre. Depuis sa sortie en 2012, elle collabore en tant que créatrice lumière au côté de Salvatore Calcagno : La Vecchia Vacca, Le Garçon de la piscine, Tragédie Musical, Rocco (Kunsten Festival Des Arts 2016), La Voix Humaine (en cours, Théâtre de Liège Janvier 2017). Elle travaille également avec d’Isabelle Pousseur : Avant/Après, Les Invisibles ; Armel Roussel : Angels in America, Yukonstyle, Rearview, Ondine démontée, Après la peur ; Coline Struyf : Homme sans but, Lettre à D. ; Sophia Geoffroy : Quartett, 1965 ou la révolte d’un citron ; Arthur Oudar : Bonjour, on est un Tsunami, Boris et les Sœurs Sushis ; Lucile Charnier : Boléro ; Caroline Guyot et Simon Boulerice : Edgar Paillette.

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